Les Chaires de recherche sont attribuées à des chercheuses et chercheurs d’expérience reconnus comme chefs de file mondiaux dans leur domaine. Les titulaires de Chaire aident à faire reculer les frontières du savoir dans leur domaine, non seulement grâce à leurs travaux, mais également grâce à la supervision d’étudiants, à leur enseignement et à la coordination des travaux d’autres chercheurs. (Source : Chaires de recherche du Canada).
La pharmacologie neurométabolique est l’étude des substances qui affectent le métabolisme énergétique et du glucose en agissant sur le système nerveux. Il s’agit d’une nouvelle discipline qui examine les interactions de molécules naturelles et chimiques avec les neurones et les récepteurs des systèmes nerveux central et périphérique (sympathique, parasympathique et entérique). Les travaux du Dr Alexandre Caron, titulaire de la Chaire de Recherche du Canada en Pharmacologie NeuroMétabolique, sont basés sur la prémisse innovante que l’obésité et le diabète de type 2 sont des maladies du système nerveux, résultant d’une mauvaise communication entre le cerveau et les organes métaboliques. Son laboratoire combine des techniques de génétique moléculaire, de neurobiologie, de pharmacologie et de phénotypage métabolique de pointe. Sa mission : découvrir des cibles moléculaires et pharmacologiques pour mieux comprendre et traiter les maladies métaboliques dans le but de faire avancer les domaines de l’obésité et du diabète de type 2 tout en assurant la formation de la prochaine génération de scientifiques.

Cette chaire de recherche a pour objectif principal de caractériser les différences entre les hommes et les femmes dans la physiopathologie, le diagnostic et le traitement des maladies valvulaires cardiaques. Au Québec, tous les ans, plus de 50 000 personnes vivent avec une sténose aortique, 8 000 sont opérées puisqu’il n’existe pas de traitement médical, alors que 6 000 en meurent. Malheureusement, ces chiffres sont en constante augmentation. Malgré le fait que la moitié des patients sont des patientes, la vaste majorité des études sur la pathophysiologie ainsi que sur l’évaluation d’un possible traitement médical a été menée chez des hommes, ou des populations avec une grande majorité d’hommes. Dès lors, la caractérisation de la différence entre les sexes n’a pas été évaluée.
L’équipe de la Dre Clavel a mis en évidence que la pathophysiologie de la sténose aortique est influencée par le sexe du patient et donc que la prise en charge devrait être différente entre les hommes et les femmes. Cette caractérisation de la différence entre les sexes permettra de développer et de valider des stratégies spécifiques au sexe pour l’évaluation et la prise en charge des maladies valvulaires cardiaques, en particulier la sténose aortique. Dans la recherche d’une solution thérapeutique, le sexe des patients doit être pris en compte, c’est l’objectif principal de cette Chaire.

Cette chaire unique au monde intègrera l’étude du microbiome – dorénavant reconnu comme le deuxième cerveau humain – aux approches conventionnelles dans le but d’élucider les mécanismes modulant la santé métabolique en réponse à l’alimentation. La chaire contribuera ainsi à générer de nouvelles approches thérapeutiques et à concevoir des stratégies nutritionnelles et médicales novatrices pour maintenir la santé et prévenir les complications métaboliques de l’obésité, une maladie multifactorielle considérée comme l’un des plus importants enjeux sociétaux du 21e siècle.
La Chaire de recherche du Canada sur les bioaérosols vise à consolider, développer et structurer au niveau canadien la recherche sur les bioaérosols et la faire rayonner davantage au niveau international. Cette chaire s’articule principalement autour des axes de recherche suivants : 1) le développement de nouvelles approches pour l’évaluation de l’exposition humaine et animale aux bioaérosols; 2) l’étude du comportement et du transport des bioaérosols; 3) le développement et l’application de technologies de contrôle des bioaérosols afin de limiter leur propagation; 4) la détermination de nouveaux marqueurs d’exposition aux bioaérosols et 5) la formation de scientifiques et le transfert des connaissances.

Chaire de recherche en partenariat Sentinelle Nord en pharmacométabolisme du sommeil
Cette chaire vise à déterminer comment les principales populations neuronales du cerveau, connues pour réguler le sommeil et l’éveil, détectent les changements dans l’homéostasie énergétique. Nous étudierons comment la fonction de ces neurones est altérée par des facteurs associés à un excédent énergétique. Nous définirons également les changements physiopathologiques qui se produisent dans ces systèmes à la suite de l’administration de médicaments couramment utilisés pour le traitement des allergies et des problèmes de santé mentale. En outre, nous avons l’intention de définir les impacts fonctionnels et comportementaux des perturbations dans les circuits d’éveil. Ces travaux sont particulièrement importants pour les populations du nord du Canada, qui sont soumises à d’importantes fluctuations saisonnières de la photopériode et où le fardeau de l’obésité est particulièrement prononcé.
Chaire de recherche du Canada en neurobiologie du métabolisme et du sommeil
Cette chaire s’inscrit dans un contexte où l’obésité, devenue une véritable épidémie mondiale, progresse parallèlement à une diminution marquée de la durée et de la qualité du sommeil. Elle vise à mieux comprendre les relations bidirectionnelles entre troubles du sommeil et maladies métaboliques, en s’intéressant aux circuits cérébraux et aux mécanismes cellulaires encore largement méconnus qui sous-tendent ces interactions. Sa mission est de développer des cadres conceptuels solides et d’identifier les mécanismes physiologiques expliquant comment le sommeil et l’homéostasie énergétique s’influencent mutuellement. En étudiant les sites neuronaux clés où convergent les signaux liés au métabolisme et à l’éveil, la chaire souhaite générer des connaissances ayant des retombées cliniques directes, notamment pour la prévention et la prise en charge des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2, qui représentent un fardeau important pour le système de santé. Par son approche multidisciplinaire et l’utilisation de techniques neuroscientifiques de pointe, elle contribue également à la formation d’une relève scientifique hautement qualifiée.

Le cancer du poumon est le cancer le plus mortel au Canada, avec un taux de survie à cinq ans de 22 %. L’objectif principal de cette chaire est de développer des biomarqueurs prédictifs qui peuvent être mis en œuvre dans un contexte clinique pour améliorer la gestion des patients et patientes qui ont subi une résection du cancer du poumon. Ces travaux de recherche ont le potentiel d’apporter des contributions essentielles au domaine du cancer du poumon, en fournissant de nouveaux biomarqueurs de décision clinique pour améliorer le résultat clinique après la chirurgie. Ils contribueront également à former la prochaine génération d’étudiants et étudiantes à la biologie du cancer, à l’immunologie et à l’analyse d’images à l’aide de technologies de pointe


Cette Chair est hébergée au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, s’inscrit dans un contexte où la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) constitue la quatrième cause de mortalité mondiale et représente un fardeau économique majeur, avec des coûts estimés à près de 3 milliards de dollars annuellement au Canada. Bien que traitable et partiellement évitable, la MPOC demeure irréversible et entraîne un essoufflement progressif, souvent accompagné d’une perte de masse et de force musculaires qui altère considérablement la qualité de vie.
La mission de la Chaire est de mieux comprendre les mécanismes responsables de la dysfonction du muscle squelettique associée à la MPOC afin d’améliorer les traitements, le pronostic et la qualité de vie des personnes atteintes. Grâce à un environnement de recherche unique réunissant médecins-chercheurs et scientifiques fondamentaux, et en collaboration avec les Instituts de recherche en santé du Canada, GlaxoSmithKline et AstraZeneca, la Chaire vise à renforcer la recherche sur la MPOC, incluant la bronchite chronique et l’emphysème, et à favoriser le développement de programmes de réadaptation respiratoire améliorant l’accès aux soins et la qualité des traitements offerts aux patients.

Les maladies valvulaires cardiaques sont parmi les maladies cardiovasculaires les plus fréquentes au Canada et dans le monde. La prévalence de ces maladies va augmenter de façon importante dans les prochaines années au Canada en raison du vieillissement de la population. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement médical pour ces maladies fréquentes et graves. Le seul traitement disponible actuellement est d’implanter une prothèse valvulaire pour remplacer la valve cardiaque défaillante. Des centaines de milliers de chirurgies de remplacement valvulaire sont effectuées chaque année dans le monde. Cette procédure est coûteuse et représente un risque de complications et de mortalité non négligeable. La Chaire vise à élucider les mécanismes de ces maladies afin de développer de nouvelles avenues pour améliorer le diagnostic, la prévention et le traitement.

Au cours de la dernière décennie, les techniques d’imagerie avancées et interventionnelles par cathéter ainsi que les dispositifs utilisés dans le traitement des cardiopathies structurelles ont connu un essor fulgurant. Cet essor a grandement contribué à améliorer le diagnostic et le traitement des maladies cardiaques structurelles, principalement en proposant des alternatives aux chirurgies invasives et en réduisant les risques de complications et de mortalité qui y sont associés tout en permettant le traitement des patients à risque élevé. Les travaux de la Chaire de recherche sur le développement de traitements interventionnels des cardiopathies structurelles – Fondation Famille Jacques Larivière porteront sur le développement et l’application de nouvelles technologies et méthodes d’intervention thérapeutiques innovatrices et minimalement invasives par voie percutanée afin de fournir des options de traitements efficaces aux patients souffrant de cardiopathies structurelles. Cette chaire participera aussi au développement de nouveaux dispositifs dans le traitement par cathéter des maladies valvulaires et dans la prévention des embolies cardiaques par la fermeture par cathéter de l’appendice auriculaire.
Depuis la fin des années 1970 la prévalence de l’obésité sévère, qui se définit par un indice de masse corporelle supérieur à 40, a connu une augmentation de 233 % au Canada, passant de 0,9 % à 2,1 % de la population adulte. La chirurgie bariatrique est le seul traitement actuellement en mesure d’entraîner une perte de poids significative et durable chez les personnes souffrant d’obésité sévère. Cette opération consiste en une diminution de la taille de l’estomac et une réorganisation de l’intestin grêle entraînant à la fois un sentiment de satiété précoce et une absorption réduite des aliments ingérés. Cette chaire aura entre autres objectifs d’assurer une prise en charge optimale des personnes en attente de ce type de chirurgie, d’améliorer les pratiques en matière de suivi des patients opérés et de développer des méthodes d’interventions thérapeutiques minimalement invasives auprès des personnes souffrant d’obésité sévère.




