L’Institut à l’avant-garde du traitement de la fibrillation auriculaire au Canada
L’Institut à l’avant-garde du traitement de la fibrillation auriculaire au Canada
Le Dr Jean Champagne, cardiologue électrophysiologiste et chercheur à l’Institut, et son équipe ont réalisé la première étude randomisée, nommée AVANT GUARD, évaluant l’ablation de la fibrillation auriculaire persistante comme traitement de première intention, sans passer d’abord par le traitement médical. Cette étude repose sur une technologie innovante appelée électroporation, qui permet de traiter la FA plus rapidement et de façon plus sécuritaire. L’article a été publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine (NEJM) suite à sa présentation au congrès scientifique d’électrophysiologie à Chicago en avril.
L’Institut est fier d’être le seul centre québécois à être parmi les auteurs de cette étude, impliquant 66 centres provenant des différents pays à travers le monde, dont les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie, Singapore ainsi qu’un autre centre canadien.
Cette contribution s’inscrit dans la continuité du leadership de l’Institut, qui avait déjà participé à l’étude EARLY-AF, publiée dans le NEJ M en 2020, démontrant l’efficacité de l’ablation comme traitement initial chez certains patients avec fibrillation auriculaire paroxystique.
La fibrillation auriculaire : une maladie fréquente aux impacts majeurs
La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. On estime qu’environ 1 % de la population en est atteinte, ce qui représente autour de 80 000 personnes au Québec. Cette maladie augmente le risque d’AVC, d’insuffisance cardiaque et nuit considérablement à la qualité de vie.
Traditionnellement, le traitement débute par des médicaments antiarythmiques, l’ablation étant réservée aux patients chez qui ces médicaments sont inefficaces ou mal tolérés. Toutefois, plusieurs études récentes démontrent que l’ablation peut être plus efficace que le traitement médical, surtout lorsqu’elle est réalisée tôt.
Environ 5 à 15 % des personnes atteintes de FA peuvent bénéficier d’une ablation, surtout les patients symptomatiques, relativement jeunes et ayant peu d’autres maladies. Les résultats de cette étude suggèrent qu’intervenir plus tôt, même chez des patients avec FA persistante, pourrait améliorer les résultats à long terme.

