Mieux prédire le cancer du poumon grâce à ce que révèle le microscope
Mieux prédire le cancer du poumon grâce à ce que révèle le microscope
Le cancer du poumon demeure l’un des plus meurtriers. Pour en déterminer l’étendue (le stade), les médecins s’appuient sur le système international de classification TNM. Bien qu’essentiel pour choisir le traitement et estimer le pronostic, ce système ne permet pas toujours d’évaluer pleinement l’agressivité des tumeurs.
Une équipe de recherche de l’Institut, travaillant en collaboration avec le National Cancer Center Hospital à Tokyo, a démontré que des indices visibles au microscope peuvent changer la donne. En analysant plus de 1 700 patients au Canada et au Japon, l’équipe a identifié deux paramètres clés : le grade tumoral et l’invasion lymphovasculaire, comme de puissants indicateurs d’un mauvais pronostic, particulièrement chez les patients opérés pour un cancer de stade précoce. En les combinant au système TNM, il devient possible de mieux repérer les patients à haut risque, et donc d’ajuster plus précisément les traitements.
Ce projet, rendu possible grâce à la contribution de la Fondation IUCPQ, ouvre la voie à une prise en charge plus précise et personnalisée du cancer du poumon.
Un travail effectué par Mme Hanie Abolfathi, doctorante au laboratoire du Dr Philippe Joubert, et en collaboration avec le Dr Yohan Bossé et la Dre Andréanne Gagné.

